Nicole,
Quelle immense tristesse d’avoir appris votre décès hier
soir.
Nicole Loquet
1956-2025
Vous êtes LA personne qui m’a fait confiance un jour d’avril 2004.
Je débarquais dans votre petit bureau au Kremlin Bicêtre le 4 avril 2004 pour une mission d’intérim de 2 mois au sein de la DSI de SCIC Habitat Ile de France. Au bout d’une semaine passée ensemble, notre DSI de l’époque, Geneviève, passe dans votre bureau pour savoir comment cela se passe. Je n’oublierais jamais cette petite phrase qui fait qu’aujourd’hui, ça fait plus de 20 ans que je suis dans la société :
« Celui-là, il faut le garder. »
Et vous n’avez pas lâché le morceau, vous avez réussi à me faire engager définitivement. A alors commencer une longue collaboration professionnelle.
Nous avons créé ensemble un « petit » logiciel de gestion des plans de gardiennage de notre patrimoine, Estia. Il devait vivre 6 mois, cela fait 21 ans qu’il tourne et est utilisé quotidiennement.
Vous et votre expertise du travail des gardiens et des entreprises, moi au développement : nous avons créé Estia pour gérer 40 000 logements en 2004 (Scic Habitat IDF), 80 000 en 2007 (Osica). Aujourd’hui Estia gère 180 000 logements chez CDC Habitat Social. C’est le plus grand projet que je n’ai jamais mené, grâce à vous.
Je me rappelle d’Adrien, votre fils, qui a squatté un coin de mon bureau le mercredi après-midi alors qu’il n’avait que 7 ou 8 ans. 10 ans plus tard, quelle ne fut pas ma surprise de le revoir mais cette fois-ci il intégrait mon bureau, sur un vrai bureau, en tant qu’alternant. Voir ce petit garçon devenir ingénieur, c’était magique.
Mais la chose que je n’oublierais jamais c’est ce matin du 16 octobre 2008 lorsque vous êtes entrée dans mon bureau, un énorme bouquet de fleurs dans les bras. Bêtement, j’ai pensé qu’il était destiné à Brigitte, ma colocataire du moment. Mais vous vous êtes approchée de moi et m’avez tendu cet incroyable bouquet avec cette petite phrase :
« Joyeux anniversaire Patrick. Voici 40 roses blanches pour vos 40 ans,
c’est la tradition dans la famille. »
Merci encore pour ce délicieux moment. En dehors de notre relation professionnelle exceptionnelle, je venais d’intégrer un peu votre famille. Moment magique et inoubliable.
J’ai appris votre décès hier lors d’un pot de départ (les coïncidences…). Mon esprit a immédiatement quitté le moment présent. Une grande tristesse m’a immédiatement envahi. Depuis votre départ à la retraite, nous ne nous étions revu qu’une fois, lors de l’enterrement de votre mari, Claude.
Votre départ à la retraite ne s’était pas forcément bien passé, c’est vrai, mais votre décès me prouve encore une fois la déshumanisation de nos entreprises. Pas un mot vous concernant, pas un petit mail pour dire que vous n’étiez plus là depuis décembre. Ça m’a rendu encore plus triste.
Nicole, je ne vous oublierais jamais, vous faites partie des femmes qui m’ont permis d’être ce que je suis aujourd’hui. Merci à vous.
PS : Depuis votre départ, les régules de charges : c’est un bordel sans nom. ;-)
PS2 : Désolé pour la photo, je n’en ai pas d’autre.
