mercredi 6 mai 2026

Tony, mon pote

Cher Tony,

Tony Favreau
1968-2026

Lorsque j'ai vu passer le message lundi que tu étais désormais en soins palliatifs, j'ai tout de suite compris que c'était une question de jours. 24 heures plus tard, Marie-Annick, ta femme, m'annonçait que tu étais parti.

Ma tristesse est immense. Nous nous connaissons depuis 1978, lorsque je suis arrivé dans la région de Monts-Sur-Guesnes.

Nous jouions au basket ensemble, nous sortions à la Couleuvrine ensemble avec tous les autres membres de l'équipe de basket de la Montjoie.

Je me souviens des ces retours de Couleuvrine à 6 ou 7 heures du matin lorsque nous nous arrêtions à l'arrière de la boulangerie du village (tu avais déjà commencé à bosser alors que nous faisions encore la fête) pour t'acheter de quoi nous restaurer après une longue nuit.

Nous avons fait tous ensemble les 400 coups, une bande de potes quoi.

Ton premier cancer il y a quelques années, tu as réussi à le vaincre. Mais là, quand les médecins ont découvert qu'il y en avait 5 (foie, poumon, pancréas, la hanche et le cerveau) après une crise d'épilepsie, la situation est devenue véritablement critique.

Comme m'a dit Phiphi hier soir : "5, c'est beaucoup pour un seul homme".

Je suis tellement heureux de t'avoir revu le 25 avril dernier. Nous avons passé une petite heure ensemble avec ta soeur Valérie et son mari et Marie-Annick. J'étais tellement soulagé de constater que tu m'avais reconnu et que tu étais content de me voir.

Je savais que c'était la dernière fois que je te voyais. Je n'ai pas pleuré, je ne voulais pas t'effrayer avec ma propre peur.

Je ne serai pas à tes obsèques, je n'en ai pas la force, ni la volonté. Je penserai fort à toute ta famille, tes enfants et petits enfants et tes 6 frères et soeurs. Je serai quand même un peu présent car, lors de ma visite, j'ai demandé à Marie-Annick et Valérie s'il était possible qu'un petit ange en cristal que j'avais acheté à Notre Dame lors de sa réouverture, t'accompagne dans ton dernier voyage, ce qu'elles ont acceptées. Je serai un peu avec toi.

Tony, à jamais le premier.

Je t'embrasse fort.