mercredi 14 novembre 2018

Aumaley est parti rejoindre sa cour

Aumaley
2 août 2005 - 13 novembre 2018 

Ce matin, la lumière du réveil s’allume et la maison est silencieuse, terriblement silencieuse, trop silencieuse. Seules les respirations de mon mari et moi résonnent. Il manque quelque chose… La réalité revient immédiatement à nous, violente, brutale et triste…
C’est le premier matin depuis 13 ans que je ne t’entends pas Aumaley, ton chant dans la baignoire en attendant que je t'ouvre le robinet… C’est le premier matin silencieux et je n’aime pas ça.

Aumaley, tu es parti hier soir vers 19 h 30 dans mes bras entre nos bisouxxx et nos larmes. Tu t'es endormi en me regardant, la suite n’est que la fin logique qu’un odieux cancer entraine toujours.

Hier, nous avons fait ensemble nos derniers rituels : la baignoire le matin, tu m'as donné quelques bons coups de boule pour me dire que tu m’aimes, le câlin avant de partir au bureau, un petit tour dans notre jardin que tu aimes tant et surtout ta position préférée sur moi : allongé sur mon épaule, bien étiré pour poser ta truffe dans mon oreille et m’offrir un ronronnement intense pendant quelques secondes seulement puis poser ta tête sur le côté et dormir.

Nous nous endormions tous les soirs ensemble, toi la tête posée sur tes pattes croisées sur mon bras droit et moi, ma main gauche posée sur ton long corps qui épousait le mien, tu m’endormais et tu partais finir ta nuit dans ton arbre… La dernière nuit, tu l’as passée entièrement avec moi, avais-tu compris qu’elle serait la dernière ? Je crois que oui, j’en suis même sûr.

Ce matin, je suis parti au bureau le cœur gros, les larmes aux yeux, j’ai fait un gros câlin à Wappy qui en aura pris double ration.

Je me souviens encore comme si c’était hier ce jour de 2005 quand je suis venu te chercher à Montparnasse avec Jacotte, une pancarte avec ton nom en bout de quai, après 3 mois d’une attente insupportable. Mes larmes quand je t’ai vu au loin avaient ému le mari de Michelle (désolé, je ne me rappelle plus son nom).

Tu es rentré dans nos vies avec une élégance folle, une fierté aristocratique et tellement de ronrons tous les jours que le silence de ce matin est assourdissant.

Va mon bel Aumaley, tu as été le rayon de soleil roux et ronronnant de notre maison pendant 13 ans. Tu vas retrouver Harthur que tu avais « remplacé » en 2005, Lilly, ta jumelle calendaire, Ghost, la petite terreur blanche qui t’en a fait voir de toutes les couleurs… surtout du blanc. Et je sais que tu manques déjà à Wappy.

Tu vas nous manquer Aumaley, ta présence toujours apaisante, tes câlins distillés avec rareté mais immense générosité, tes ronrons puissants.

Tu seras dans nos cœurs à jamais, je t’ai tellement aimé mon bel Aumaley !!!

Aumaley, tu es un véritable Aristochat !!!

2 commentaires:

  1. Que c'est beau cet Amour fusionnel entre vous 2 , je me reconnais dans tous vos mots même si Pirouette 12ans 1/2 est encore auprès de moi . je comprends votre douleur et cette absence qui vous pèsera à jamais ! Quand ça ira mieux peut-être aurz vous envie de sauver un autre petit compagnon qui égaiera votre vie , je vous le souhaite en même temps que je vou dis bon courage

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    1. Bonjour,
      Merci pour tous vos mots.
      Le petit nouveau arrivera mi-décembre. Je ne peux pas rester sans chat et surtout mon second, Wappy, ne peut pas rester seul.

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